SOCIETE

Actions sociales de Chantal Biya

Acquis indéniable pour l’exécutif

La mise sur pied du Centre Mère et Enfant, l’ouverture d’un Centre de Chirurgie Endoscopique et de Reproduction Humaine, la construction des écoles à travers le triangle national. Telles sont quelques actions entreprises par la Première Dame du Cameroun pour contribuer à l’émergence du pays.

L’année 2000 marque l’avènement de la prise en compte des problèmes touchant la société de manière cruciale au rang desquels la santé, l’éducation, la misère et la pauvreté. Pour preuve l’adoption en 2000, à New York (Etats-Unis), des Objectifs du Millénaire pour le Développement appuyant la nécessité d’agir contre lesdits problèmes afin d’améliorer les conditions de vie des populations.

Il en découle que les pays devront répondre à ces objectifs de réduction de l’extrême pauvreté et la faim ; d’éducation primaire pour tous ; de promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; de réduction de la mortalité infantile ; d’amélioration de la santé maternelle ; de lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et les autres maladies ; d’un environnement humain durable ; et de construction d’un partenariat mondial pour le développement. De nouveaux Objectifs de Développement Durable ont été récemment publiés (2015) pour poursuivre dans la même lancée.

chantal Biya1

La finalisation en 2003 par le Gouvernement Camerounais du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) est une autre preuve des préoccupations sociales du Cameroun. Des stratégies sectorielles et ministérielles ont été arrêtées dans le cadre de ce document avec des déclinaisons d’axes stratégiques. Dans le cadre du renforcement des ressources humaines, du secteur social et l’insertion des groupes défavorisés dans le circuit économique, le Gouvernement a mis l’accent sur la promotion de l’éducation pour tous et des conditions de vie en milieu urbain, l’amélioration de la santé de la population de la mère et l’enfant en particulier, la lutte contre le chômage et l’insertion des populations défavorisées dans le circuit économique et la promotion de l’égalité et l’équité entre les sexes. Dans ce combat social, il fallait compter sur tous les acteurs de la société afin de parvenir à la résolution de ces problèmes.

L’innovation est intervenue dans cette bataille par l’œuvre humanitaire de la Première Dame Chantal Biya, à travers le triangle national pour venir en aide aux personnes et familles pauvres, déshéritées, défavorisées et démunies. Elle intervient ainsi pour consolider l’action sociale du Gouvernement afin que celle-ci réponde aux enjeux humanitaires que sont la réduction de la pauvreté et de la mortalité infantile, la lutte contre plusieurs épidémies dont le SIDA, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes et l’application du développement durable.

Le problème étant posé dès les années 1990, la Première Dame met sur pied, la Fondation Chantal Biya (FCB) en 1994, afin de rendre plus stable et solide l’œuvre sociale du Gouvernement. Ses objectifs sont la prévention et le soulagement des souffrances humaines ; la protection, l’éducation et les actions sociales et sanitaires en faveur de la mère et de l’enfant ; l’assistance aux malades démunis ; l’assistance aux personnes âgées ; la lutte contre la pauvreté et la misère ; la protection de la famille ; et l’assistance en matériels et en médicaments aux hôpitaux et centres de santé nécessiteux.

Il s’agissait selon Madame Biya de : « sensibiliser l’opinion nationale au même titre que celle internationale à la lutte contre la pauvreté, la maladie, la misère et les exclusions de toute nature en milieu urbain et rural ». Afin de mener à bien ces attentes dans le domaine de la santé, des structures sont mises sur pied par la FCB pour remplir les objectifs qui sont les siens à savoir : un Centre Mère et Enfant, des centres de santé intégrée (Meyomessala), un centre de Chirurgie Endoscopique et de Reproduction Humaine et le Children First Center pour l’assistance aux enfants abandonnés.

Dans le même domaine, en plus des structures mises en place par la FCB, d’autres structures de la Première Dame accompagnent l’action sociale du Gouvernement. Dans cette optique, le Centre International de Référence Chantal Biya (CIRCB) intervient dans le cadre de la recherche et la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA. Établissement Public Administratif de type particulier, il améliore les connaissances et la qualité de soins destinés aux personnes infectées par le VIH/SIDA. Depuis 2011, des projets de recherche y sont menés à l’instar de l’étude sur l’« Évaluation préclinique des cellules dendritiques ciblées vaccins VIH-1» portée par le Dr Godwin Chinda, la « Monothérapie en Afrique, nouvelles évaluations et Thérapie » par le Dr Judith Ndongo Torimiro, etc.

Synergies Africaines va également dans le même sens, à travers des campagnes intenses de sensibilisation et d’éducation, la dernière en date est « Vacances sans sida » dont la 13è édition s’est achevée à Bamenda, Région du Nord-Ouest. L’organisation œuvre aussi dans la création des centres de traitement de l’infection à VIH (CIRCB), la baisse très sensible du coût des médicaments ARV et le renforcement de la sécurité de la transfusion sanguine. Pareillement, elle se déploie pour la mobilisation des bonnes volontés nationales et internationales pour renforcer l’action humanitaire.

La consolidation de l’action sociale du Gouvernement est également perceptible dans le domaine de l’éducation avec la création des écoles primaires (Champions-FBC) construites à partir des années 2000 avec un objectif à long terme d’implantation dans chaque Région. On peut citer les écoles de Dimako à l’Est, Nanga Eboko au Centre, Yabassi dans le Littoral, Memiam au Sud, Bangangté à l’Ouest, Maroua à l’Extrême-Nord, Limbé au Sud-Ouest et Garoua dans le Nord.

Ces écoles qui offrent une éducation aux enfants démunis sont rétrocédées à l’État afin d’appuyer son action sociale. Cette rétrocession est accompagnée de dons en fournitures scolaires et matériels (en 2005 à Dimako, Mayo Louti, Haute Sanaga). Elle se détermine aussi par l’offre de formation aux jeunes du secondaire et leurs enseignants ainsi qu’au corps médical. La création dans les lycées de centres de Ressources Pédagogiques et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (lycée Leclerc, lycée bilingue de Yaoundé) en est une preuve significative. Il faut dire en plus que de nombreux emplois sont générés, à titre d’exemple le Centre Mère et Enfant compte environ 300 employés.

chantal Biya 2

Le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC), déclaré d’utilité publique, accompagne l’action sociale du Gouvernement sur tout le territoire national en assistant les malades, en construisant les écoles pour l’éducation, en faisant des dons dans les centres hospitaliers et établissements scolaires, en œuvrant contre les catastrophes naturelles et les souffrances de toutes natures.

L’œuvre humanitaire de Madame Biya est donc complémentaire à l’action sociale du Gouvernement dont l’objectif est d’apporter un bien-être social aux Camerounais ayant des conditions de vie difficiles. Elle est accompagnée dans cette mission par de nombreux partenaires nationaux (MINSANTE, Plan Cameroun, CNLS, IAI Cameroun…) et internationaux (ONU, ONUSIDA, UNESO, UNICEF, FAO, OMS, LEEM…)

Elle légitime ainsi l’action sociale de l’État face à ses obligations nationales et internationales et apparaît comme un acquis social indéniable pour l’émergence du Cameroun. Il faudrait davantage, au sens de la première Dame camerounaise réfléchir « sur la nouvelle impulsion que l’on veut donner » à l’action sociale et ce n’est qu’avec la bonne volonté de tout un chacun « que sera vaincue la pauvreté.»

Laisser un commentaire

S'il vous plaît, attendez...

Abonnez-vous à notre newsletter

Voulez-vous être averti lorsque nos magazines sont publiés? Entrez votre adresse e-mail et nom ci-dessous pour être le premier à savoir.
%d blogueurs aiment cette page :