Autorités traditionnelles et participation à la vie publique

IBRAHIM MBOMBO NJOYAIBRAHIM MBOMBO NJOYA
Une figure et non des moindres du panorama des chefs emblématiques du Cameroun, le sultan et roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, fils de SEIDOU NJIMOULUH NJOYA, est un chef pas comme les autres. Homme politique, il traîne derrière lui une longue carrière professionnelle dans l’administration publique camerounaise (1958 à 1992). C’est dès son accession au trône qu’il quitte l’administration. Sénateur de la Région de l’Ouest nommé par le chef de l’Etat par décret en 2013, cet ancien Ministre, pourvu de qualités intrinsèques est un personnage important du paysage politique.

Fon Victor ESSIMI MUKETEFon Victor ESSIMI MUKETE
Nommé le 8 mai 2013 par Paul Biya, Sénateur du Sud-Ouest, Fon Victor ESSIMI MUKETE du groupement Bafaw dans le département de la Mémé, est à 96 ans, le doyen d’âge de la Chambre Haute du Parlement. Président du conseil d’administration du premier opérateur de téléphonie au Cameroun (Camtel), entrepreneur et homme politique, ce sage aux multiples fonctions a su bâtir au fil du temps un empire économique dont le rayonnement fait figure d’exemple pour ses homologues.

Thérèse ELOUMBA MEDJOThérèse ELOUMBA MEDJO
Chef supérieur du canton Ndu Libi à Mezesse, localité située à 20 km de Sangmélima dans la Région du Sud, Thérèse ELOUMBA MEDJO est une fille de MEDJO M’AZANG. Cette femme au tempérament imposant nommée sénatrice en 2013, est une opératrice économique très proche des masses populaires qu’elle côtoie quotidiennement.

Comme on peut le constater, le dénominateur commun à toutes les autorités traditionnelles évoquées plus haut est leur fonction de sénateur, et leur proximité avec les forces politiques en place, ce qui renforce leur engagement citoyen dans la participation à la vie publique. Même si elle n’est pas admise et partagée par tous, cette participation des chefs traditionnels à la vie politique peut être salutaire. A condition de ne pas tomber dans le piège de l’inféodation, de l’asservissement et de la vassalisation.
Le décret du 13 Septembre 2013, modifiant et complétant certaines dispositions de celui du 15 juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles prévoit en son sein des allocations mensuelles pour les chefs de premier, deuxième et troisième degré. Ceci est un pas significatif vers la reconnaissance de leurs rôles. Toutefois, pour que la chefferie traditionnelle ne sombre pas dans l’anachronisme et la banalité, il faut aller au-delà de l’esprit de ce texte, qui fait d’elle un auxiliaire de l’administration, pour lui définir un nouveau cadre statutaire qui tient compte des dynamiques actuelles de la société.

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