ECONOMIE

Cameroun : 10,3% de baisse des exportations

Le Cameroun a exporté pour 466 milliards FCFA contre des dépenses d’importations de 719,8 milliards, au 1er trimestre 2018.

Selon les rapports de l’Institut national de la statistique (INS),  au premier trimestre 2018, les recettes d’exportations du Cameroun se chiffrent à 466,4 milliards FCFA issus de  1,5 million de tonnes de marchandises exportées. Ce chiffre est malheureusement à la baisse  si comparaison est faite du niveau d’exportation du premier  trimestre 2017.  Ces chiffres, loin de rassurer glacent plutôt le sang au moment où le pays envisage un accroissement  subséquent de ses recettes.  Le Cameroun fait face  ainsi, à une baisse des exportations de l’ordre de  10,3% en valeur financière et 8,9% en quantité de marchandises.

Justifications

A en croire l’INS, cette baisse observée s’explique  par  un repli des ventes de certains principaux produits d’exportation.  C’est le cas  du cacao brut en fèves (-17,7%), des huiles brutes de pétrole (-5,5%), des bois sciés (-9,4%), du café (-38,8%), de l’aluminium brut (-53,8%), des bananes et plantains (-18,8%), et du caoutchouc brut (-40,6%). L’INS rassure cependant que si de réelles mesures sont prises, la barre peut être redressée pour certains produits tels que l’aluminium et le Caoutchouc, mais pour d’autres, dont la baisse est liées au climat dans les régions anglophones du Cameroun, il est impossible à l’heure actuelle d’envisager une quelconque progression.

Les dépenses d’importation à la hausse

A contrario, souligne l’Institut, les dépenses d’importations du Cameroun sont à la hausse.  719,8 milliards FCFA,  pour 1,8 million de tonnes de marchandises, soit  une hausse de l’ordre de  17,2% en valeur financière  et 22,5% en quantités, par rapport au premier trimestre 2017.  Selon les explications de l’ INS, cette augmentation des dépenses est la conséquence  de la hausse des « dépenses d’importations des produits de l’industrie chimique (55,5%), dont 18,5% pour les produits pharmaceutiques, des cokes de bitume et autres résidus du pétrole (303,7%), des céréales (23,2%), dont 20,6% pour le riz, des animaux et produits du règne animal (26,1%) et les poissons de mer congelés (18,9%). »

Des chiffres  et des perspectives qu’il faut travailler, pour une meilleure collecte des recettes sur lesquelles l’Etat compte pour améliorer sa croissance

Laisser un commentaire

S'il vous plaît, attendez...

Abonnez-vous à notre newsletter

Voulez-vous être averti lorsque nos magazines sont publiés? Entrez votre adresse e-mail et nom ci-dessous pour être le premier à savoir.
%d blogueurs aiment cette page :