ECONOMIE

Cameroun : La future banque d’énergie de l’Afrique centrale

 Le pays pourra bientôt approvisionner la Centrafrique, le Congo, le Tchad, et le Nigeria en électricité.

Le secteur des énergies est l’un de ceux  qui auront le plus fixé les attentions du Cameroun au cours des cinq dernières années. Les plus hautes autorités du pays ont en effet compris que pour relancer la croissance, il fallait créer les richesses. Or avec le déficit en énergie que le pays observait à la fin des années 2010, il était impossible de projeter  un quelconque développement de l’industrie. Trouver des solutions à la relance de l’industrie consistait alors à résoudre en premier lieu l’équation du déficit énergétique. Commence alors la vaste opération de construction des barrages et centrales hydroélectriques, dans le but d’atteindre les 6000 Mw, à l’échelle 2030. Mais à mis parcours, la promesse des fleurs porte déjà des résultats. Au regard des infrastructures existantes et de l’entrée en fonction des nouveaux barrages, le Cameroun se présente comme une banque d’énergie vers laquelle pourront se tourner de nombreux pays de l’Afrique centrale et même le Nigéria. La  mise en service des barrages hydroélectriques de Memv’ele, et Mekin dans la région du Sud, Lom Pangar à l’Est, Warack dans l’Adamaoua, natchtigal,  Makay (350 MW); Grand Eweng (1800 MW); Song Dong (270 MW); Menchum (75 MW);  Bini à Warak (75 MW); Njock (119 MW), et les autres, le Cameroun qui disposait d’une capacité de 1200 Mégawatts  pourrait enregistrer près de 700 MW supplémentaires d’ici la fin de l’année 2018. L’on comprend alors la préoccupation actuelle des pouvoirs publics à trouver le moyen par lequel cette énergie produite dans les barrages peut parvenir aux populations et aux Etats amis.

La SONATREL en action

C’est la lourde mission que la SONATREL, la société de transport électrique créée par décret présidentiel du 08 Octobre 2015 , qui a voté un budget de 109 milliards de francs CFA pour exercice en cours, et qui dispose d’un plan d’investissement de 900 milliards de francs CFA va s’atteler à remplir. A cause de la vétusté des infrastructures et de nombreuses insuffisances, près de 40 % de l’électricité produite se perd dans le transport, d’où l’accent particulier qui est actuellement mis sur le transport. La société ENEO encore en charge de la production et du transport sera délestée de la charge de transport, et n’assumera alors que les fonctions de distribution. Avec la mise sur pied de la Société nationale du transport d’électricité, le Cameroun se positionne de plus en plus comme le potentiel fournisseur de l’électricité en direction des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et du Nigeria.

SAE

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