ECONOMIE

Cameroun : Stabilité et croissance

Le Cameroun parmi les pays résilients

Il fait partie d’une liste du FMI de 7 pays devenus résilients après avoir été classés pays fragiles.

Avec l’Ethiopie, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda et le Rwanda, le Cameroun fait partie d’une liste de 7 pays devenus résilients après avoir été classés fragiles, un statut aujourd’hui menacé par l’insécurité dans l’extrême-nord et l’est du pays. Un pays résilient est un pays qui remplit de manière cumulative un certain nombre de critères dont les plus importants sont la stabilité sociopolitique, un taux d’inflation faible, une croissance honorable, la stabilité des finances publiques et une crédibilité sans faille dans l’accès aux financements tant concessionnels que non concessionnels auprès des principaux bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, à savoir le Club de Paris, la BAD et les Institutions de Breton Wood. « Le Cameroun est un pays qui a bénéficié d’une stabilité dans sa région, d’un taux d’inflation faible – en augmentation depuis la hausse des prix de carburants et du gaz domestique en juin, d’une croissance honorable que nous aimerions voir plus forte », a souligné à Yaoundé la représentante-résidente du Fmi au Cameroun – Madame BorianaYontcheva.

Justification

La stabilité des finances publiques constitue aussi, avec l’accès aux financements, un autre argument pour justifier le classement du Cameroun dans la liste de pays devenus résilients établi par le Fmi dans son 2ème Rapport Annuel sur les Perspectives économiques régionales sur l’Afrique subsaharienne présentée au siège de la Beac – la Banque des Etats de l’Afrique centrale à Yaoundé.

« Il y a dix ans, on était loin de cette situation-là. Le Cameroun a fait de grands progrès », a expliqué Boriana Yontcheva, en présence du Secrétaire Général de la Beac – Daniel Ngassiki, des responsables de l’administration camerounaise et des représentants du corps diplomatique. Ce pays d’Afrique centrale est cependant confronté à une double menace sécuritaire, liée aux activités terroristes de Boko Haram dans la partie septentrionale, combinées avec celles de groupes armés centrafricains dans la région de l’Est, conséquence de la crise militaro-politique survenue en République centrafricaine. Du fait de cette crise, le Cameroun accueille sur son territoire depuis le début de l’année environ 160.000 réfugiés centrafricains, venus se joindre à plus de 80.000 autres établis depuis une dizaines d’années, portant à près de 280.000 le nombre total de réfugiés dans le pays provenant des pays voisins, dont le Nigeria, selon les statistiques officielles. Pour la représentante-résidente du Fmi, « il est très important d’avoir une réponse sécuritaire et des mesures d’accompagnement pour combattre ces groupes terroristes. C’est un risque qui est non négligeable ». Elle salue toutefois les efforts déjà entrepris par le pouvoir de Yaoundé pour faire face à la menace, surtout avec le déploiement d’un important dispositif sécuritaire dans le septentrion du pays pour combattre Boko Haram.

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