Cameroun : Un État qui accompagne l’ONU dans l’accomplissement de ses missions statutaires

Les actions du Cameroun en faveur des initiatives onusiennes sont plurielles. L’on note la participation appuyée du Cameroun à tous les fora, conférences et séminaires organisés sous l’égide de l’ONU et relatifs aux problèmes susceptibles d’ébranler la paix et la sécurité internationales. Cas des Conférences et Sommets internationaux sur le développement durable et les changements climatiques, les Sommets sur le désarmement, le Commerce international, l’amélioration des droits de la femme et de la jeune fille, les grandes pandémies internationales comme Ebola et le VIH, etc.

Le Cameroun accompagne aussi l’ONU dans ses différentes Opérations de Maintien de la Paix dans le monde.

C’est ainsi qu’on a remarqué la présence des Camerounais parmi les casques bleus de l’ONU au Cambodge (1992), RDC (1995, 1998), Somalie (1999), Kossovo (2000), Côte d’ Ivoire (2003), RCA (2000 et 2014), Soudan (2005), Burundi, Haïti, etc.

Sur le plan sous-régional, le Cameroun s’investit de façon significative dans les activités du Comité consultatif des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique Centrale, sous l’égide duquel l’Etat camerounais, en collaboration avec les autres pays d’Afrique Centrale, a initié la création du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX). Cette structure inspirera le mécanisme africain en la matière. L’on signale aussi le fonctionnement de l’école EIFORCES d’Awae (Yaoundé), qui selon la volonté de Paul BIYA, renforcera la participation du Cameroun aux opérations de maintien de la paix (Formed Unit).

L’implication du Cameroun dans l’élaboration et l’adoption d’un instrument contraignant en matière de circulation des armes légères et de petits calibres en Afrique Centrale ne pourrait être oubliée. De même que la conférence sur le désarmement tenu du 3 au 24 septembre 2010, sous la présidence du Cameroun, laquelle a débouché sur le rapport d’activités de cette institution. Un rapport présenté par l’Etat camerounais devant la 65è session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York. L’on souligne enfin la tenue à Yaoundé, sous l’impulsion de 2 résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, du 24 au 25 juin 2013 du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Commission du Golfe de Guinée (CGG), sur la sûreté et la sécurité dans le Golfe de Guinée.

Il serait judicieux de ne pas omettre le rôle fécond des Camerounais dans le système onusien. En effet, depuis l’adhésion du pays à l’ONU, de nombreux Camerounais ont exercé et occupent des fonctions dans l’auguste organisation, même s’ils ont souvent eu des postes intermédiaires. A ce niveau, en interne, reste attendu l’appel des diplomates camerounais à la définition d’une véritable politique de placement des nationaux dans la fonction publique internationale. Toutes ces initiatives et actions onusiennes à l’égard du Cameroun, de même que l’adhésion pleine et entière du Cameroun aux idéaux de l’ONU, ses multiples soutiens pour l’accompagner, certes non exhaustifs, traduisent à suffisance l’état de fluidité, de fertilité et la densité des relations entre ces 2 acteurs internationaux.

Somme toute, il convient de reconnaître que le Cameroun a une stature remarquable auprès de l’ONU. Il s’agit d’un Etat qui croit fermement aux capacités pacificatrices de la scène internationale par cette organisation. Toutefois, le Cameroun demeure conscient des limites auxquelles l’ONU fait face, notamment les énormes difficultés qu’elle rencontre parfois pour faire prévaloir des résolutions consensuelles sur certaines questions menaçant la paix et la sécurité internationales. Face à ces blocages qui amenuisent l’efficacité de l’action internationale de l’ONU, le Cameroun affiche toute sa solidarité à son égard. Le Cameroun aux côtés d’autres Etats de la communauté internationale partage l’idée selon laquelle l’efficacité de l’ONU passe inéluctablement par sa réforme. Ce qui a amené ce pays et les autres Etats africains à préciser clairement leur position sur le sujet : la revendication de 2 sièges permanents avec droit de veto, 5 sièges non permanents et la limitation progressive de l’usage du droit de veto pour ce qui est du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cependant, en attendant au Cameroun la maison de l’ONU, la belle épopée entre ces 2 acteurs se poursuit, le Cameroun demeurant serein sur l’appui de l’organisation universelle pour consolider sa stabilité et la quête de son émergence à l’horizon 2035.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :