POLITIQUE

Cameroun : Une longue tradition d’hospitalité et de solidarité

Le Cameroun, «îlot de paix» en Afrique centrale, est une terre d’accueil, d’espoir et d’hospitalité. Les étrangers venus de tous les continents y trouvent refuge, réconfort et opportunités d’affaires. Cette tradition d’hospitalité et de solidarité doit être prise comme un exemple sur la scène internationale.

Historiens et observateurs internationaux présentent le Cameroun comme un condensé de ressources naturelles, de cultures et de valeurs africaines, faisant de lui une « Afrique en miniature » dans laquelle l’expression « solidarité africaine » a tout son sens et sa puissance. Le pays accueille depuis plusieurs décennies, quelque soit la conjoncture économique, d’importantes vagues d’immigrants issues d’autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe, de même que de nombreux réfugiés en provenance de pays voisins en crise (RCA, Nigeria, etc.) La cohabitation pacifique avec les nationaux, les conditions somme toute favorables de vie et d’insertion socio-économiques, justifient l’afflux du nombre croissant de migrants vers la destination Cameroun.
Parallèlement, en Europe, l’analyse et l’appréciation de la question des migrants en général, semblent offrir un contraste saisissant. Après un soupçon de solidarité de l’Allemagne et de la France, notamment à l’endroit des premiers migrants en provenance de la Syrie et de l’Afghanistan,  la dure réalité des frontières fermées et des contrôles a repris droit de cité, à la faveur d’une multiplication impressionnante du nombre de migrants. L’Afrique n’est donc plus seule dans son cas et l’Occident a, à son tour sa « propre misère ». Devant cette généralisation de la misère, le concept de « solidarité internationale » se doit de retrouver sa pertinence.

Terre d’accueil, d’espoir et d’hospitalité en Afrique centrale
Pendant les 2 premières décennies de son indépendance, le Cameroun a connu une remarquable croissance économique. Ce contexte économique, doublé d’une stabilité politique interne, a favorisé l’amélioration des conditions de vie des populations camerounaises, ainsi que l’immigration de personnes venant des pays voisins (Centrafrique, Niger, Nigeria, Tchad) et des pays d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Mali, Sénégal).
En 2007, le nombre approximatif d’étrangers présents au Cameroun se chiffrait à 257 689 personnes.
Ces dernières années, outre les migrations traditionnelles en provenance de pays limitrophes qui se sont intensifiées, de nouveaux groupes de travailleurs ont immigré au Cameroun, attirés par les opportunités offertes par le marché de l’emploi et la croissance des activités minières et pétrolières, etc. Ces migrants viennent du Maghreb, d’Asie, d’Europe et d’Afrique subsaharienne.
L’immigration chinoise en particulier est l’un des faits marquants de ces nouveaux courants migratoires.
Tous ces migrants se déplacent librement au Cameroun, y mènent sereinement leurs affaires, et dégustent même dans la paix et la convivialité, les bons plats camerounais de notoriété internationales tels que le Ndolè, le Taro, le Eru, le Nnam ngon, etc. Ils dansent du bon bikustsi, makossa, du bend skin… et réussissent pour la plupart, tant bien que mal, à s’intégrer dans le tissu socio-économique camerounais.
A Douala, la communauté chinoise est regroupée au quartier Akwa, lieu-dit « douche municipale.» A Yaoundé, la communauté nigériane est concentrée dans les quartiers Elig-Essono, Mvog-Ada, Tsinga et Mokolo, et exerce principalement dans les secteurs de la vente de matériel électrique, de pièces détachées de véhicules, tandis qu’au marché Congo à Douala, ils sont nombreux à vendre des tissus et des objets d’ornement. La communauté malienne regroupée à Yaoundé et à Douala excelle dans la petite entreprise, notamment dans les métiers tels que la vente de friperie, la forge ou encore la cordonnerie. Quant aux Sénégalais, c’est en tant que bons boutiquiers et couturiers qu’ils s’insèrent au Cameroun.
Les réfugiés sont la 2è composante des étrangers au Cameroun. Depuis le début du conflit en RCA en décembre 2013, quelques 235 000 personnes sont accueillies au Cameroun en tant que réfugiés. Dans le même sillage, l’insurrection au Nigeria continue d’engendrer une crise humanitaire importante à l’intérieur de ce pays et par-delà ses frontières. Près de 30 000 personnes auraient été contraintes de fuir vers le Cameroun. La crise dans le Nord-est du Nigeria a également des conséquences importantes sur la sécurité au Nord du Cameroun, du fait des incursions transfrontières de groupes d’insurgés qui sèment la terreur.
Fidèle à la légendaire tradition d’hospitalité du Cameroun, son Gouvernement a fait aménager plus de 300 sites avec l’appui du Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR). Le Chef de l’État a créé un comité interministériel ad hoc chargé de la gestion de la situation d’urgence concernant les réfugiés au Cameroun. Ce cadre de concertation entre le Gouvernement et les Institutions Internationales pour une gestion harmonieuse de la situation des réfugiés, a pour mission d’examiner les défis humanitaires, socio-économiques, sanitaires et sécuritaires découlant de la présence massive de réfugiés au Cameroun.
«Je tiens, pour ma part, à réaffirmer ma détermination à ne ménager aucun effort pour que le Cameroun demeure une terre d’hospitalité, de tolérance, de stabilité et de paix ». Cet engagement personnel du Président Paul BIYA s’est souvent manifesté à travers son action appuyée, chaque fois que des étrangers sont enlevés dans son pays. Une réception leur est habituellement offerte au Palais de l’Unité (cas des otages français, canadiens, chinois, etc.)
Le Cameroun est plus que jamais «une mosaïque de peuples et de religions, doté d’une solide tradition d’hospitalité dont il est particulièrement fier.» L’état a pour souci constant de lutter contre toutes les formes de discrimination et de promouvoir l’égalité de tous. Ses efforts à cet égard expliquent la « cohésion et l’harmonie sociale» régnant dans le pays, qui contribuent ainsi à améliorer sa conformité avec ses objectifs propres et ses engagements internationaux. Un comportement qui contraste avec les approches européennes de la gestion des migrations et porte un sérieux coup à la solidarité internationale.

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