Can 2019 : Ahmad Ahmad entre vengeance et perfectionnisme

Le président de la Confédération africaine de football (Caf) met le Cameroun dos au mur. Ses propos ne sont pas rassurants quant au sort réservé à l’hôte de la Can 2019.

« Même à 4 équipes le Cameroun n’est pas prêt ». Le président Ahmad Ahmad de la Caf tenait ces propos le 5 août au Burkina Faso. Il ajoutait d’ailleurs que 6 autres Nations sont à même d’organiser La 32ème Can senior. Le Cameroun pourrait donc se voir retirer la Can 2019, malgré une Can féminine 2016 satisfaisante.

Les avis des camerounais divergent sur les motivations réelles du 4ème président de la Caf. Ils sont en effet nombreux qui voient un désir de revanche du malgache Ahmad Ahmad. La Can U17 organisée en 2017 expliquerait l’attitude étrange du successeur de Issa HayatouPaul N, informaticien, a ces mots : « qui a retiré la Can U17 à Madagascar ? c’est Hayatou ». Et de poursuivre « il y a de la vengeance dans l’air. Il nous en veut ». En effet l’organisation de la Can cadet 2017, précédemment attribuée à Madagascar, lui avait été retirée au profit du Gabon. Ceci « en raison du retard dans la préparation, et en conformité avec le cahier de charges ».

La Caf pas satisfaite du niveau d’avancement des préparatifs

Le retrait de la Can cadet avait été perçu à Madagascar comme un drame. Elle représentait l’avènement d’une nouvelle génération de zébus malgaches, les barea. Deux années d’efforts réduites à néant, pensait-on au pays. En plus la sélection nationale n’avait pas participé à ladite compétition. Pour étayer leurs propos, les tenants de la thèse fondée sur la vengeance compilent des propos de Ahmad Ahmad. Celui-ci veut par exemple que l’on donne « la chance aux petits pays qui rêvaient de la CAN ». Une frustration qu’il n’aurait manifestement pas ravalée.

Le ressentiment n’est pas la seule explication de l’attitude de Ahmad Ahmad. A l’opposé de nombreux camerounais, ce dernier dit songer au développement du football africain. L’on en veut pour preuve la vague de réformes qu’il souhaite implémenter. Il est question selon lui de relever le niveau de la Can, tant au niveau organisationnel qu’humain. Pour cela il sera : «  intransigeant sur le standard de la CAN ». Il ajoute : « Soit le pays y répond, soit il ne l’organise pas ». La mission d’inspection arrive au Cameroun à la fin du mois d’aout. Elle sera donc à cheval sur le principe d’intransigeance prescrit par le président de la Caf.

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