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Drogue: Bientôt la répression

La consommation de la drogue par les jeunes au Cameroun est devenue une préoccupation majeure du gouvernement qui entend désormais sévir.

Selon les statistiques du gouvernement Camerounais, 21% de la population a déjà expérimenté la consommation d’une drogue. La jeunesse est la couche plus touchée par le phénomène, avec en somme de lourdes conséquences sur le tissu social.

Manifestations

Au quotidien les manifestations de la forte consommation des drogues sont visibles chez les jeunes, et dans différents domaines.

Dans les écoles, par exemple, la consommation des drogues est d’actualité à travers des groupes d’élèves que l’on surprend dans les toilettes et les baraques aux abords des écoles dans lesquelles ils se réfugient  pour se droguer. L’on relève ensuite  des conséquences graves, telles que des cas d’agressions sexuelles contre les jeunes filles, et des agressions physiques contre les enseignants.

Le même engouement pour les drogues est aussi observé chez les jeunes pratiquant l’activité de moto-taxi.  Approchés, certains disent que ces drogues leur permettent de faire face aux difficultés de leur travail tel que le travail de nuit ou les intempéries. Mais l’on note aussi que cette catégorie de travailleurs est associée à la recrudescence des accidents qui font de nombreuses victimes sur les routes, ainsi que les agressions et d’autres formes d’insécurité.

Le gouvernement camerounais note aussi pour le décrier, les cas de nombreux jeunes, drogués et enrôlés dans les rangs de Boko Haram, pour venir semer la terreur dans leur propre pays. Situation similaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest où les actes terroristes perpétrés par des jeunes camerounais drogués endeuillent de nombreuses familles.

Quelques stupéfiants

Selon des statistiques nationales, les consommateurs réguliers de drogue représentent 10%, de la société, soit 60% des jeunes âgés entre 20 et 25 ans. Quant à la couche sociale la plus concernée, les jeunes de moins de 15 ans, plus de 12 mille consomment les stupéfiants au Cameroun. Ces statistiques du Comité national de lutte contre la drogue, en disent long sur l’ampleur du phénomène. Les substances les plus prisées sont, le cannabis, près de 60%, associé au tabac. Le Tramadol pour 44, 8 %.  la cocaïne bien prisée représente  12, 10 % des cas. Le reste des consommations est constitué des préparations traditionnelles  pour un niveau de consommation de 7,59%, les solvants (7,36%) et l’héroïne consommée à 5,70% des cas.

Mesures

Pour y remédier, le gouvernement camerounais a mis en place dès janvier 2018, un certains nombre de mesures. D’abord la campagne nationale de lutte contre la drogue. Le ministère de l’agriculture a été implique afin de permettre aux populations de pratiquer une agriculture de substitution aux drogues dans certaines régions et départements du pays qui en ont fait une agriculture de prédilection. C’est le cas du haricot, les tomates, les oignons, les pommes de terre et céréales. Aussi les ministères de la Jeunesse et des Enseignements secondaires ont-ils mis sur pied une police de veille. Le ministère de la Communication et les médias jouent également leur partition de sensibilisation.

A ces mesures, il faudra désormais  ajouter la répression. Les forces de maintien de l’ordre feront leur travail, ainsi que la justice. Le tout dans l’objectif unique de combattre ce fléau qui menace fortement la jeunesse camerounaise

ESA

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