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FMI : 100 millions $ en faveur du Gabon

Selon  David Lipton, le numéro 2 du Fonds monétaire international, le Gabon n’est pas encore sorti de la zone rouge. « Les conditions macro-économiques s’améliorent lentement certes, mais la reprise demeure fragile », a- il indiqué. L’économie Gabonaise reposait alors essentiellement sur le pétrole. La croissance économique du pays a chuté du fait du déclin de la production de pétrole et de l’incapacité du gouvernement à diversifier son économie. Résultat des courses, la performance « a été mitigée » par rapport au programme de réformes établi avec le FMI. Entretemps tout de même, en juin 2018 précisément, le FMI avait approuvé un prêt sur trois ans de 642 millions de dollars au titre de son mécanisme élargi de crédits (MEDC), avec un premier décaissement de 98,8 millions de dollars pour soutenir « le programme de relance à moyen terme du Gabon ». Une phase test en effet qui visait à évaluer ce programme de relance, avant d’envisager la suite de la collaboration. Un17, dans le but de consolider les petits acquis de la premières phase, mais surtout de booster les réformes.

Réformes en cours

Le nouveau budget est soutenu par des exigences importantes visant pour l’essentiel à  contenir le poids de la masse salariale ainsi que d’autres dépenses « non-prioritaires », ajoute l’institution. Par ailleurs, Il est prévu d’éliminer un grand nombre d’agences semi-gouvernementales et de renforcer le contrôle des organismes publics pour « améliorer la transparence et l’utilisation des fonds publics ». Le gouvernement gabonais s’est par ailleurs engagé à solder les arriérés accumulés vis-à-vis des créanciers bilatéraux ou multilatéraux, estimés par Moody’s à 2 % du PIB à la fin du mois de mars 2018. Des décisions seront prises pour accélérer les résolutions de défaillance de trois banques publiques en difficulté, indique encore le FMI.

Dérapages budgétaires

Il y a ainsi eu des « dérapages budgétaires » fin 2017 et début 2018 qui ont handicapé la trésorerie, ce qui a sapé les efforts pour solder les arriérés, a noté le Fonds. Pourtant lors du dernier décaissement,  l’institution de Washington avait pourtant prédit un regain de croissance en 2018 « grâce au redressement des cours du pétrole, à la vigueur des autres matières premières et au renforcement de la confiance du secteur privé ».

Riche principalement de son pétrole et de sa forêt, le Gabon traverse depuis 2015 une période économique difficile qui avait été aggravée par la baisse des prix du brut.

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