SPORT

Hommage: Henri Michel n’est plus

Hommages, consternation et tristesse, L’ancien entraîneur des lions indomptables du Cameroun, du Maroc, de la cote d’ivoire  et de la Tunisie s’est éteint ce 24 avril 2018 en France à l’âge de 70 ans. Le monde entier rend hommage à cette figure mythique du football.

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Hommage de toute l’Afrique et du monde entier à Henri Michel, figure mythique du football. Des hommages qui ne suffiront certainement pas à faire revivre toute la grandeur du disparu, au regard de l’envergure de son activité dans le football en tant que footballeur et en tant que joueur. Difficile donc de revenir sur l’étendue d’une telle activité dans laquelle ont ne prendra que des bribes en Afrique.

Le tour africain

Il écume le continent pendant 18 ans et commence avec le Cameroun, pendant cinq bonnes années, malheureusement de triste manière, avec une élimination du Cameroun au premier tour de la World Cup américaine 2014, dans un climat interne délétère. « Il s’agissait de sa première expérience en Afrique. Il manquait de repères, par rapport aux mentalités notamment. Mais il avait tout fait pour fédérer le groupe. On avait passé peu de temps ensemble avant la Coupe du monde, mais il avait profité de nos voyages à l’occasion des matchs de préparation pour mieux nous connaître. Malgré les tensions qui existaient dans le groupe, entre les joueurs, il avait fait le maximum pour que ça fonctionne », se souvient Thomas Nkono, alors gardien des Lions. Ensuite ce fut le Maroc, au lendemain de débâcle camerounaise aux USA. (1995-2000). L’équipe Chérifienne lui sera plus gracieuse, avec une qualification pour la Coupe du monde 1998 et deux pour les CAN 1998 et 2000, Michel fait preuve d’une longévité rare dans le monde parfois impatient du football africain. En revanche, l’expérience en Tunisie tourne court, après une sortie de route prématurée au premier tour de la CAN 2002 au Mali. Après un retour au Maroc en 2003-2004 à la tête du prestigieux Raja de Casablanca, avec qui il remporte le championnat (2004) et la Coupe de la CAF (2003), Michel est nommé sélectionneur de la Côte d’Ivoire, en 2004. Il qualifie les  éléphants pour la CAN 2006, avec à la clé une finale perdue contre l’Égypte au Caire (0-0, 2-4 aux tirs au but) et pour la Coupe du monde la même année en Allemagne

Plusieurs démissions aussi

La suite verra le technicien français multiplier les expériences aux quatre coins du continent noir. Son retour à la tête des Lions de l’Atlas (Maroc) abrège sa mission au Zamalek (Égypte), en 2007, mais il est limogé en février 2008, après une CAN ratée en Angola. Puis il démissionne de Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud) en mars 2009, quatre mois après sa nomination. Ses retours au Zamalek (2009) et au Raja (2010) sont ratés, et en décembre 2011, alors qu’il s’apprête à disputer la CAN 2012 avec la Guinée équatoriale que l’ancienne colonie espagnole co-organise avec le Gabon, Henri Michel claque la porte en dénonçant « des ingérences politiques dans son travail. » Il démissionnera de nouveau en décembre 2012 du Kenya, après seulement cinq mois passés à Nairobi.

Serge effa

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