CULTURE

La question linguistique et l’Unité de la nation

L’oeuvre d’Enoh Meyomesse est publiée aux éditions Edkbooks, elle présente l’Unité du Cameroun selon les effets de langues.

Lorsqu’en 1961, au lendemain de la réunification, le gouvernement, afin de « préserver le double héritage colonial » franco-britannique, décrétait le Cameroun « pays bilingue », il était loin d’imaginer qu’il venait de créer un outil de discorde qui, à la longue, allait inéluctablement diviser le pays, en faisant du partage colonial du 4 mars 1916, un acte à la fois définitif et sacré, et entérinait finalement ainsi la création de deux nations distinctes sur les décombres de l’ex-Kamerun qui n’en comportait qu’une seule. Il n’avait guère compris que la langue étant l’outil principal d’identification et de différenciation des peuples, celle-ci allait finir par s’ériger en grand mur entre les deux parties du pays, et, à long terme, mettre en péril la réunification qui venait de se produire.

Introduction

Chapitre I : La langue : un outil d’identification et de différenciation

A – Un outil d’identification

B – Un outil de différenciation

Chapitre II : Un outil d’influence, de solidarité et de domination

A – Un outil d’influence et de solidarité

B – Un outil de domination

Chapitre III : De « Kameruner » à « Anglophones »

A – 1916-1961 : « Kameruner »

B – Apparition des « Anglophones »

Chapitre IV : Foumban : un Etat deux langues deux peuples

A – Conférence constitutionnelle et non culturelle

B – Modèle américain et nigérian inadaptés

Chapitre V : La difficile unité d’une nation divisée par la langue

A – 1972 : culture unitaire plutôt qu’Etat unitaire

B – L’impératif dépassement du « bilinguisme »

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