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Le Cameroun et le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) est l’organe décisionnel permanent de l’Union africaine pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Le CPS constitue un système de sécurité collective et d’alerte rapide, visant à permettre une réaction rapide et efficace aux situations de conflit et de crise en Afrique. Il constitue également le pilier central de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), qui est le cadre de la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent africain.

Le Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité a été adopté le 9 juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud) et est entré en vigueur en décembre 2003. Le CPS est devenu pleinement opérationnel au début de 2004. Le Protocole du CPS, ainsi que son Règlement intérieur, l’Acte constitutif de l’UA et les conclusions des diverses retraites du CPS, fournissent les directives opérationnelles des activités du CPS..

Le Cameroun a été élu Membre au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.

La délégation camerounaise aux travaux de l’Organisation Continentale africaine, remporte deux victoires majeures au cours des élections aux organes de l’Union Africaine qui se sont tenues le vendredi 07 février 2020.

En outre, Madame Marie Louise ABOMO, Magistrate camerounaise hors hiérarchie, élue à la tête de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Les pouvoirs du CPS, conjointement avec le Président de la Commission de l’UA, consistent notamment à :

  • anticiper et prévenir les différends et les conflits, ainsi que les politiques susceptibles de conduire à un génocide et à des crimes contre l’humanité ;
  • exécuter des fonctions de rétablissement et de consolidation de la paix afin de résoudre les conflits là où ils se manifestent ;
  • autoriser la mise en place et le déploiement de missions de paix et élaborer les directives pour la conduite de ces missions y compris leur mandat ;
  • recommander à la Conférence, conformément à l’article 4 alinéa h de l’Acte constitutif de l’UA, une intervention, au nom de l’Union, dans un État membre dans le cas de circonstances graves, à savoir des crimes de guerre, un génocide et des crimes contre l’humanité tels que définis par les instances internationales pertinentes ;
  • décider de sanctions chaque fois qu’un changement de gouvernement non conforme à la constitution a lieu dans un État membre ;
  • mettre en œuvre la politique de défense commune de l’UA ;
  • veiller à l’application des conventions et des instruments clés de lutte contre le terrorisme international;
  • promouvoir l’harmonisation et la coordination des efforts entre les mécanismes régionaux et l’UA en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique ;
  • suivre la promotion des pratiques démocratiques, la bonne gouvernance, l’état de droit, la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect du caractère sacré de la vie humaine et du droit international humanitaire;
  • favoriser et encourager la mise en œuvre des conventions et traités sur le contrôle des armes et le désarmement ;
  • examiner et prendre des mesures dans les situations où l’indépendance nationale et la souveraineté d’un État membre sont menacées par des actes d’agression, y compris par des mercenaires ;
  • appuyer et faciliter l’action humanitaire dans les situations de conflit armé ou de catastrophe naturelle grave.

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