- CULTURE HOMMAGE

Manu Dibango . SEXY- PHONISTE

Debout comme un éléphant, saxo en guise de trompe(tte), duquel s’échappent des barrissements sur les scènes du monde depuis plus d’un demi siècle. 85 printemps déjà, mais ça ne s’entend pas. Son souffle continue de faire jaillir des sonorités jazzies teintées de Makossa, de Bikutsi et bien d’autres rythmes.

A l’époque, il avait déjà un saxophone, sa chemise décontractée en afritude, son sourire, ses lunettes. Sauf qu’il avait en plus, une moustache et des cheveux sur la tête. Un charme qu’il avait non seulement physiquement, mais aussi musicalement. C’est il y 49 ans, Manu Dibango sortait son tout premier album, Saxy Party. Un album qui le met sur l’autoroute d’une carrière musicale aussi longue que riche. Une carrière musicale aujourd’hui vielle de 61 ans.

Tout commence en France. Parti de son Cameroun natal après son Certificat d’études, il accoste à Marseille. Un voyage qui le fait découvrir non seulement la France, Francis Bebey mais aussi le Jazz. Un amour pour le jazz qui le fait jouer à la mandoline, le piano, avant de découvrir celui qui deviendra à jamais son compagnon et même son identité, le saxophone.

Avant d’emporter le monde, c’est lui qui se fait emporter par le Jazz. Avec Francis Bebey, ils forment un petit groupe de musique. Manu échoue à la seconde partie du baccalauréat. Un amour pour la musique que ne partage pas son père au point de lui couper les vivres. Le saxophone en bandoulière, il va à la conquête du monde.

Un monde qu’il a vu un 12 décembre 1963 à Douala. 85 ans plus tard, Emmanuel N’Djoké Dibango est encore là, sa chemise afritude, le crane lisse, les lunettes noire avec le même sourire, le saxo en main prêt à monter sur scène.

FADEL MOHAMED

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