- ECONOMIE

Microfinance: l’Etat veut réduire les risques

Le Cameroun a décidé de mettre sur pied un organe de contrôle et de suivi des établissements de microfinance, question de réduire les désagréments que connaissent ces établissements ainsi que leur nombreuse clientèle.

De nombreux Camerounais ne font plus confiance aux établissements de microfinance. La raison est simple, la non satisfaction des clients par ces établissements. Plusieurs se sont retrouvés au meilleur des cas sans argent au moment demandé par le client, et au pire, sans un FCFA de remboursé, après la fermeture de l’établissement. Situation ambiguë dans laquelle l’Etat est toujours obligé d’intervenir pour démêler les chevaux. C’est pour ne plus avoir affaire a de telles situations que le gouvernement a décidé de mettre sur pied la centrale des risques des établissements de microfinance (CREMF), inaugurée ce 21 juin par le ministre des finances Louis Paul Motaze. Il est question pour les  pouvoirs publics d’accompagner les établissements de microfinance (EMF), qui malgré leur montée en puissance dans l’économie camerounaise, font encore face à de nombreuses difficultés.

Les améliorations

 Selon le Conseil national du crédit, les microfinances  souffrent énormément de l’impossibilité pour elles d’apprécier la capacité d’un emprunteur à rembourser ses dettes, au moment de l’octroi du crédit, du fait du manque d’informations financières sur son niveau total d’engagement envers l’ensemble du système financier. Le rôle du CREMF sera donc de centraliser toutes les informations concernant les demandeurs de crédits, ce qui permettra aux établissements de microfinance de maîtriser le profil des emprunteurs, de réduire les créances en souffrance, d’ améliorer le taux de crédits sains octroyés et de limiter le surendettement de leurs clients.et Toute chose qui leur permettra de prendre des décisions conséquentes, a la foi sur la base du niveau d’engagement des demandeurs de crédits, et vis-à-vis du secteur financier. Il est aussi question de réguler le secteur de la microfinance  au Cameroun, largement critiqué pour ses conditions de crédit et taux d’intérêt assez élevé, constat réalisé au terme d’une étude de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac).

La nécessité pour le gouvernement de soutenir le secteur de la microfinance se justifie par la place de choix qu’occupent ces établissements dans le tissu économique du Cameroun.  Au 31 décembre 2017, on dénombre 3,03 millions de comptes ouverts dans les 76 EMF de deuxième catégorie que compte le pays, contre 2,14 millions dans les établissements de crédit. Pour la même période, les dépôts des EMF représentent  16,66 % du total des dépôts enregistrés dans le pays.

serge effa

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