DOSSIERS

Œuvre humanitaire de Chantal Biya : Le sens des distinctions

Chantal Biya : le portrait

Chantal Biya, née le 8 janvier 1972, est l’épouse du 2ème Président de la République du Cameroun Paul Biya. Après son mariage le 23 avril 1994, elle met à profit cette position pour s’engager résolument dans l’action humanitaire. Elle crée d’abord la Fondation Chantal Biya reconnue d’utilité publique au Cameroun en 1999. Cette structure bénéficie du statut consultatif spécial du Conseil économique et social des Nations-Unies. Elle est également présidente-fondatrice des Synergies africaines, Présidente du Cerac – le Cercle des amis du Cameroun, et Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco depuis le 14 novembre 2008. Cette consécration internationale l’oblige davantage à s’engager dans les chantiers  humanitaires. Quatorze années après le début de cette aventure humaine, Chantal Biya reste guidée par deux ambitions: soulager les souffrances humaines et faire reculer la misère. En portant secours aux plus démunis, elle replante la graine de l’espoir partout où la nécessité a semé le désespoir. A travers son œuvre humanitaire, l’objectif poursuivi est de convertir toutes les bonnes volontés aux valeurs du partage en vue de vaincre l’indifférence à la douleur qui demeure encore l’un des fléaux de l’humanité. Cette synergie d’actions représente pour elle un réel sujet de motivation et d’espoir: l’espoir de continuer à tisser la toile de la solidarité autour des couches sociales vulnérables du Cameroun, du continent africain et au-delà. Sur cette lancée, la Première Dame du Cameroun veille personnellement à ce que ses œuvres atteignent tous les démunis et toutes les populations marginalisées ou qui ont besoin d’être soutenues sans distinction d’âge, de sexe, de religion ou d’ethnie.

Les distinctions Onusiennes

Ambassadrice de bonne volonté de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Ambassadrice Spéciale du Programme Commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA), le premier personnage féminin du Cameroun, Chantal Biya, a récemment reçu ces distinctions. Un témoignage palpable de ses actions en faveur des populations et familles défavorisées et victimes des désastres et catastrophes naturelles, mais également un hommage à l’œuvre notable qu’elle a accomplie et continue de faire dans son pays et au-delà des frontières.

La Première Dame camerounaise a recevant la distinction d’Ambassadrice Spéciale de l ONUSIDA des mains du Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé

Un certain nombre de critères semblent avoir guidé le choix des organismes du système de l’Organisation des Nations Unies (ONU). En effet, la Première Dame est apparue comme une personne ouverte, sensible et attachée aux missions desdits organismes sans risque de craindre les obligations qui pourraient en découler. En outre, le candidat à ce type de distinction doit être une personne possédant un talent largement reconnu en lien avec les questions spécifiques de l’Organisation des Nations Unies concernée ; une personne intègre qui possède une réelle envie d’aider, de mobiliser le public et de supporter les causes de l’Organisation en général, et ce en suivant ses objectifs et ses principes ; une personne engagée et ayant le potentiel d’atteindre des auditoires significatifs, y compris parmi les décideurs politiques ; une personne influente au-delà des frontières nationales ; et enfin un candidat possédant une personnalité et un charisme requis pour représenter l’organisation de manière adéquate.

Champs d’actions multiples     

L’on a encore en images les cérémonies de remise de ces distinctions à la Première Dame du Cameroun. La  première reconnaissance internationale, qui est celle de l’UNESCO, a eu lieu le 14 novembre 2008, au siège de l’organisation à Paris. Cette consécration a été décidée par Koïchiro Matsuura, Directeur Général de ladite institution internationale de 1999 à 2009. Pour ce Directeur, cette décision intervient en reconnaissance de l’appui de longue date apporté par Mme Biya à l’éducation inclusive, grâce à la création par la Fondation Chantal Biya des écoles « Les Champions » (8 à travers le pays) qui mettent un accent particulier sur l’éducation des filles, des jeunes femmes, des orphelins et des plus démunis.

Le Directeur général de l’UNESCO et Mme Chantal Biya

La recherche, le traitement et la prévention du VIH/SIDA ont également guidé cette décision, que ce soit dans le cadre de son organisation Synergies Africaines contre le sida et les souffrances, qui associe d’autres Premières Dames africaines, ou de son travail avec le projet UNESCO de lutte contre le SIDA « Families First Africa », ou encore des activités du Centre International de Référence Chantal Biya (CIRCB) basé à Yaoundé. Les réalisations de ces structures sont importantes. On en dénombre : l’atténuation des souffrances de l’enfant africain, la rétrocession constante de dons en matériels et équipements aux hôpitaux du Cameroun, la caravane de cœur pour la chirurgie de reconstruction faciale, etc.

Chantal Biya est la première femme africaine à être honorée par cette distinction de l’UNESCO après d’éminentes personnalités du monde telles Nelson Mandela, ancien président de la République d’Afrique du Sud et prix Nobel de la paix, le scientifique malien Cheick Modibo Diarra et le prix Nobel de littérature, l’écrivain nigérian Wole Soyinka.

Pour ce qui concerne la seconde reconnaissance des Nations Unies accordée à la Première Dame camerounaise, à savoir, la prestigieuse distinction d’Ambassadrice Spéciale de l’ONUSIDA, elle a été remise par le Directeur exécutif de ladite organisation, Michel Sidibé à l’occasion de sa visite de travail au Cameroun, le 1er juin 2015 en présence du Chef de l’Etat. L’engagement permanent de la Première Dame en faveur de la lutte contre le VIH/SIDA, avec le soutien de son époux Paul Biya, a été salué par le Directeur de l’ONUSIDA. Il a à ce propos, indiqué que depuis plus de 20 ans, l’œuvre pionnière de Chantal Biya s’est distinguée par la combinaison d’un jugement juste et pertinent « entre l’action opérationnelle et le volet recherche ». La manifestation la plus visible et spéciale sur ce sujet se retrouve dans le domaine de la prévention de « la transmission mère-enfant » où elle est appuyée par Synergies Africaines et les différents centres mis sur pied notamment le CIRCB pour la recherche, la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA, le Centre Mère et Enfant qui est équipé et fonctionnel 24h sur 24h à Yaoundé, le Centre de Chirurgie Endoscopique et de Reproduction Humaine fonctionnel et équipé également d’un matériel de pointe. Le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC) n’est pas en reste dans cette action humanitaire. Il œuvre avec la Première Dame camerounaise à l’implantation de centres pilotes de prévention du risque de transmission mère-enfant du VIH/SIDA sur l’ensemble du territoire national.

Le choix d’Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, sied à une personnalité choisie qui devra mettre son talent et sa renommée au service des idéaux de cette institution spécialisée de l’ONU, et qui l’aide à intéresser le public à ses activités. Ainsi, la distinction de l’Unesco donne pour mission à la Première Dame de poursuivre dans la même lancée son action, principalement dans les secteurs de l’éducation et des sciences de l’organisation. Elle contribue également aux efforts de l’Organisation en matière d’égalité des genres, d’autonomisation des femmes et des jeunes femmes, d’aide aux personnes vulnérables et aux minorités dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Elle participe en outre, à la mise en visibilité de l’Unesco au Cameroun et en Afrique en entraînant d’autres personnes à œuvrer dans le sens des objectifs de l’organisation et surtout obtenir le soutien du Cameroun et des pays africains dans la réalisation et la promotion de ses missions et campagnes.

Sens des distinctions : que d’obligations et de missions !

Toutefois ce qui est attendu de la Première Dame en tant qu’Ambassadrice de bonne volonté, c’est le respect de l’impartialité et l’indépendance de l’Organisation et qu’elle s’abstienne de tous comportements susceptibles de la discréditer. De même, elle doit s’abstenir de toutes activités incompatibles avec les objectifs et les principes des Nations Unies.

Pour ce qui est de l’ONUSIDA, selon les propos de Michel Sidibé, la Première Dame camerounaise est davantage chargée d’assurer la promotion de la recherche à travers le continent africain pour une vision de « zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès liés au Sida ». Elle aide l’ONUSIDA à « faire la promotion de la recherche opérationnelle », la transformation sociale n’étant possible que si la science existe en arrière-plan. Le CIRCB l’accompagne dans ce sens, œuvrant à améliorer la recherche en Afrique. Des activités de sensibilisation auprès des populations participent aussi à la mission internationale de la Première Dame. L’organisation Synergies Africaines, à ce propos, joue bien son rôle en partenariat avec l’ONUSIDA. Pour illustration, la 13è édition de « Vacances Sans Sida » tenue du 24 juillet au 10 septembre 2015, a porté principalement sur l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, l’éducation et la sensibilisation de la jeunesse, y compris le renforcement de la recherche opérationnelle. Des milliers de pairs éducateurs sur l’ensemble du territoire, ont été mobilisés et formés, pour sensibiliser les jeunes dans la lutte contre la pandémie. Et ceci dure depuis 13ans.

L’ONUSIDA comptera également sur la capacité de la Première Dame camerounaise à mobiliser les autres Premières Dames africaines dans la lutte contre le VIH/SIDA. A ce propos, l’organisation Synergies Africaines accompagne valablement Chantal Biya dans cette mission.

Il convient de dire que toutes ces actions se font à titre bénévole. Cela implique la mobilisation de fonds nécessaires et disponibles pour appuyer les activités de la distinction onusienne sur les plans national et international.

Au-delà de la reconnaissance internationale du dévouement à l’action humanitaire pour le réconfort apporté aux populations défavorisées, pauvres et démunies, c’est la relation humaine et chaleureuse de la Première Dame avec les populations qui demeure.

 

Actions sociales de Chantal Biya : Acquis indéniable pour l’exécutif

La mise sur pied du Centre Mère et Enfant, l’ouverture d’un Centre de Chirurgie Endoscopique et de Reproduction Humaine, la construction des écoles à travers le triangle national. Telles sont quelques actions entreprises par la Première Dame du Cameroun pour contribuer à l’émergence du pays.

L’année 2000 marque l’avènement de la prise en compte des problèmes touchant la société de manière cruciale au rang desquels la santé, l’éducation, la misère et la pauvreté. Pour preuve l’adoption en 2000, à New York (Etats-Unis), des Objectifs du Millénaire pour le Développement appuyant la nécessité d’agir contre lesdits problèmes afin d’améliorer les conditions de vie des populations.

Il en découle que les pays devront répondre à ces objectifs de réduction de l’extrême pauvreté et la faim ; d’éducation primaire pour tous ; de promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; de réduction de la mortalité infantile ; d’amélioration de la santé maternelle ; de lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et les autres maladies ; d’un environnement humain durable ; et de construction d’un partenariat mondial pour le développement. De nouveaux Objectifs de Développement Durable ont été récemment publiés (2015) pour poursuivre dans la même lancée.

La finalisation en 2003 par le Gouvernement Camerounais du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) est une autre preuve des préoccupations sociales du Cameroun. Des stratégies sectorielles et ministérielles ont été arrêtées dans le cadre de ce document avec des déclinaisons d’axes stratégiques. Dans le cadre du renforcement des ressources humaines, du secteur social et l’insertion des groupes défavorisés dans le circuit économique, le Gouvernement a mis l’accent sur la promotion de l’éducation pour tous et des conditions de vie en milieu urbain, l’amélioration de la santé de la population de la mère et l’enfant en particulier, la lutte contre le chômage et l’insertion des populations défavorisées dans le circuit économique et la promotion de l’égalité et l’équité entre les sexes. Dans ce combat social, il fallait compter sur tous les acteurs de la société afin de parvenir à la résolution de ces problèmes.

L’innovation est intervenue dans cette bataille par l’œuvre humanitaire de la Première Dame Chantal Biya, à travers le triangle national pour venir en aide aux personnes et familles pauvres, déshéritées, défavorisées et démunies. Elle intervient ainsi pour consolider l’action sociale du Gouvernement afin que celle-ci réponde aux enjeux humanitaires que sont la réduction de la pauvreté et de la mortalité infantile, la lutte contre plusieurs épidémies dont le SIDA, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes et l’application du développement durable.

Le problème étant posé dès les années 1990, la Première Dame met sur pied, la Fondation Chantal Biya (FCB) en 1994, afin de rendre plus stable et solide l’œuvre sociale du Gouvernement. Ses objectifs sont la prévention et le soulagement des souffrances humaines ; la protection, l’éducation et les actions sociales et sanitaires en faveur de la mère et de l’enfant ; l’assistance aux malades démunis ; l’assistance aux personnes âgées ; la lutte contre la pauvreté et la misère ; la protection de la famille ; et l’assistance en matériels et en médicaments aux hôpitaux et centres de santé nécessiteux.

Il s’agissait selon Madame Biya de : « sensibiliser l’opinion nationale au même titre que celle internationale à la lutte contre la pauvreté, la maladie, la misère et les exclusions de toute nature en milieu urbain et rural ». Afin de mener à bien ces attentes dans le domaine de la santé, des structures sont mises sur pied par la FCB pour remplir les objectifs qui sont les siens à savoir : un Centre Mère et Enfant, des centres de santé intégrée (Meyomessala), un centre de Chirurgie Endoscopique et de Reproduction Humaine et le Children First Center pour l’assistance aux enfants abandonnés.

Dans le même domaine, en plus des structures mises en place par la FCB, d’autres structures de la Première Dame accompagnent l’action sociale du Gouvernement. Dans cette optique, le Centre International de Référence Chantal Biya (CIRCB) intervient dans le cadre de la recherche et la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA. Etablissement Public Administratif de type particulier, il améliore les connaissances et la qualité de soins destinés aux personnes infectées par le VIH/SIDA. Depuis 2011, des projets de recherche y sont menés à l’instar de l’étude sur l’« Evaluation préclinique des cellules dendritiques ciblées vaccins VIH-1» portée par le Dr Godwin Chinda, la « Monothérapie en Afrique, nouvelles évaluations et Thérapie » par le Dr Judith Ndongo Torimiro, etc.

Synergies Africaines va également dans le même sens, à travers des campagnes intenses de sensibilisation et d’éducation, la dernière en date est « Vacances sans sida » dont la 13è édition s’est achevée à Bamenda, Région du Nord-Ouest. L’organisation œuvre aussi dans la création des centres de traitement de l’infection à VIH (CIRCB), la baisse très sensible du coût des médicaments ARV et le renforcement de la sécurité de la transfusion sanguine. Pareillement, elle se déploie pour la mobilisation des bonnes volontés nationales et internationales pour renforcer l’action humanitaire.

La consolidation de l’action sociale du Gouvernement est également perceptible dans le domaine de l’éducation avec la création des écoles primaires (Champions-FBC) construites à partir des années 2000 avec un objectif à long terme d’implantation dans chaque Région. On peut citer les écoles de Dimako à l’Est, Nanga Eboko au Centre, Yabassi dans le Littoral, Memiam au Sud, Bangangté à l’Ouest, Maroua à l’Extrême-Nord, Limbé au Sud-Ouest et Garoua dans le Nord.

Ces écoles qui offrent une éducation aux enfants démunis sont rétrocédées à l’Etat afin d’appuyer son action sociale. Cette rétrocession est accompagnée de dons en fournitures scolaires et matériels (en 2005 à Dimako, Mayo Louti, Haute Sanaga). Elle se détermine aussi par l’offre de formation aux jeunes du secondaire et leurs enseignants ainsi qu’au corps médical. La création dans les lycées de centres de Ressources Pédagogiques et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (lycée Leclerc, lycée bilingue de Yaoundé) en est une preuve significative. Il faut dire en plus que de nombreux emplois sont générés, à titre d’exemple le Centre Mère et Enfant compte environ 300  employés.

Le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC), déclaré d’utilité publique, accompagne l’action sociale du Gouvernement sur tout le territoire national en assistant les malades, en construisant les écoles pour l’éducation, en faisant des dons dans les centres hospitaliers et établissements scolaires, en œuvrant contre les catastrophes naturelles et les souffrances de toutes natures.

L’œuvre humanitaire de Madame Biya est donc complémentaire à l’action sociale du Gouvernement dont l’objectif est d’apporter un bien-être social aux Camerounais ayant des conditions de vie difficiles. Elle est accompagnée dans cette mission par de nombreux partenaires nationaux (MINSANTE, Plan Cameroun, CNLS, IAI Cameroun…) et internationaux (ONU, ONUSIDA, UNESO, UNICEF, FAO, OMS, LEEM…)

Elle légitime ainsi l’action sociale de l’Etat face à ses obligations nationales et internationales et apparaît comme un acquis social indéniable pour l’émergence du Cameroun. Il faudrait davantage, au sens de la première Dame camerounaise réfléchir « sur la nouvelle impulsion que l’on veut donner » à l’action sociale et ce n’est qu’avec la bonne volonté de tout un chacun « que sera vaincue la pauvreté.»

Chantal BIYA : Première Dame, femme de cœur, une icône camerounaise

Mme Chantal Biya est à la tête de plusieurs organisations humanitaires qu’elle a elle-même fondées afin de venir en aide aux personnes qui souffrent.

Contribuer par son action sociale à donner des réponses à la forte demande sociale des populations camerounaises, rien de plus normal pour Chantal Biya dans un rôle conventionnel et codifié, celui que jouent les Premières Dames ici ou ailleurs et qui consiste à implémenter l’action sociale de leurs époux. Cependant,  ce qui singularise l’action de la Première Dame du Cameroun et qui  donne une résonnance particulière à sa trajectoire, c’est une façon innovante de camper le rôle et qui tient aux qualités particulières dont elle est dotée c’est-à-dire : Générosité, proximité et dévouement. Cette singularité peut aussi être traduite par d’autres mots assortis aux premiers : spontanéité, sourire, authenticité. En effet, personnalité vivante, abordable et dévouée, la Première Dame du Cameroun a réussi à construire au fil des années une image de Mère de la Nation qui sert de modèle à la femme camerounaise et de marqueur à toute la société camerounaise laquelle lui voue respect et admiration. Elle qui, au travers de la Fondation qui porte son nom, veut consacrer sa vie : « à tisser la toile de la solidarité autour des couches sociales vulnérables du Cameroun, du continent voire au-delà ». Une vocation qui lui a valu  le titre d’ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco. Depuis plusieurs décennies,  la Première Dame du Cameroun écoute, rassure, tend la main, protège, soutient, donne appui à tout ce qui a vocation  à grandir, à se développer, tout  ce qui porte à la  construction d’un vivre ensemble national. Depuis plus d’une décennie, elle a été et est partie prenante des  enthousiasmes, célébrations, transformations,  voire des traumatismes qui ont marqué la vie des camerounais.  Son action irradie et irrigue la société et cela est notamment perceptible dans l’encadrement des associations citoyennes qu’elle accompagne sans relâche. En son nom ou à partir des d’initiatives personnelles inspirées de son élan caritatif, plusieurs associations sont nées et sont présentes sur le terrain social, pour soulager, réconforter, apaiser les citoyens les plus vulnérables. La chaîne humanitaire de sa Fondation déploie ainsi ses maillons sur l’ensemble des dix régions du Cameroun.

« Je veille personnellement à ce que nos œuvres atteignent tous les démunis et toutes les populations marginalisées, ou qui ont besoin d’être soutenues sans distinction d’âge, de sexe, de religion ou d’ethnie », affirme-t-elle, toujours à l’aise avec toutes les couches sociales qui composent le pays. Sa personnalité parle à la société camerounaise dans toute son étendue, dans l’étendue de ses différences,  de ses contradictions. L’idéal politique, on le sait, s’incarne aussi dans les états par une forme d’identification parfaite entre gouvernants et gouvernés. Les qualités de la Première Dame du Cameroun  au sein  du cocon familial relève de  la sphère de la vie privée. Mais on imagine que la Mère de la nation qui a mal à la souffrance des autres, est aussi une mère de famille dévouée et débordante d’affection pour les siens. En tout cas, sa présence exceptionnelle aux côtés du chef de l’Etat depuis plus de deux décennies a sans doute transformé un homme et contribué à renforcer le lien entre celui-ci et les Camerounais. Chantal Biya incarne une forme de générosité par ces temps de rareté, d’empathie par ces temps d’indifférence, une forme d’espérance, bref une certaine idée d’un Cameroun à naître, qui serait fondé sur les valeurs de générosité et de solidarité qui fondent le vivre ensemble. L’émotion collective des Camerounais à l’occasion de  la disparition de sa mère Rosette Mboutchouang marque donc à coup sûr la force du lien qui unit la Première Dame à ses compatriotes. Dans cette optique, leur bouleversant élan de sympathie envers elle, juste retour des choses, porte le témoignage d’une solidarité inversée. Comme pour dire à la Première Dame, « tu n’es pas seule, nous sommes avec toi ». A coup sûr, la personnalité transcendantale de Chantal Biya à la fois soumise à une distance protocolaire et naturellement proche des Camerounais est une belle métaphore d’un nouvel humanisme de notre époque.

Synergies africaines

C’est une organisation non gouvernementale regroupant les premières dames d’Afrique qui ont acceptés d’unir leurs efforts à ceux de la Première Dame du Cameroun pour sensibiliser contre le Sida, venir en aide aux personnes vivant avec le vih, contribuer au financement de la recherche d’un vaccin contre le sida. A sa création en 2000 à Yaoundé en marge du sommet France-Afrique du 19 janvier 2000 à Yaoundé, la Présidente Fondatrice de Synergies africaines et les Premières Dames d’Afrique membres se sont données pour challenge de réduire de 20 % la proportion de nourrissons infectés par le vih. Les objectifs de Synergies africaines sont à la hauteur de la générosité de cœur de ses illustres membres. Jugez en vous-même : accroître d’au moins 80 % la proportion de femmes et de nourrissons infectés par le vih qui ont accès à un traitement efficace, accroître d’au moins 80 % la proportion d’enfants nés séropositifs et ayant accès à des produits de remplacement du lait maternel, organiser des sessions de sensibilisation des associations féminines, des associations corporatives féminines, des lycées et collèges, des jeunes filles, des couples, mobiliser des ressources pour l’acquisition des antirétroviraux à moindre coût pour la mère et l’enfant séropositifs, organiser des activités de levées de fonds pour l’approvisionnement en produits de remplacement du lait maternel. On ne compte plus les témoignages attestant que les premières dames de Synergies africaines sont depuis longtemps passées de bonnes intentions aux actes.

La Fondation Chantal Biya

Depuis sa création en 1994, la Fondation Chantal Biya contribue énormément à sortir des familles entières de l’extrême pauvreté grâce à la volonté tenace de la première dame du Cameroun de sensibiliser l’opinion nationale et internationale à la lutte contre la pauvreté, la maladie, la misère et les exclusions de toute nature en milieu urbain et rural. Autant qu’avec Synergie africaines, l’objectif que Mme Chantal Biya a assigné à la Fondation qui porte son nom parle mieux que tous les livres de la grandeur de son cœur.  La prévention et le soulagement des souffrances humaines, la protection, l’éducation et les actions sociales et sanitaires en faveur de la mère et de l’enfant, l’assistance aux malades démunis, l’assistance et l’encadrement des enfants abandonnés, l’assistance aux personnes âgées, la lutte contre la pauvreté et la misère, la protection de la famille. Voilà résumé la raison d’être de la Fondation Chantal Biya.  La Première Dame est également célèbre pour les écoles qu’elle rétrocède, au nom de sa Fondation, à l’Etat du Cameroun. Dimako à l’Est, Nanga-Eboko dans le Centre, Yabassi dans le Littoral, Bangangté à l’Ouest sont les premières villes à abriter les écoles dites Les Champions, construites par la promotrice de la Fondation Chantal Biya. Association apolitique, non confessionnelle à but non lucratif, et à caractère humanitaire, la Fondation Chantal Biya, régie par la loi N°90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association au Cameroun, a été reconnue d’utilité publique par décret N°99/098 du 30 avril 1999. Désormais, la Fondation Chantal Biya bénéficie du statut consultatif spécial du Conseil économique et social des Nations unies. Chantal Biya est également membre du Réseau Mère et Enfant de la Francophonie et Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco depuis le 14 novembre 2008. Comme quoi l’engagement social de Mme Biya est mondialement reconnu.

Le Cerac

Cette autre organisation caritative de Madame Biya est interprétée comme le rassemblement des femmes qui refusent d’être heureuses toutes seules. Les membres du Cerac – le Cercle des amis du Cameroun, à l’image de sa Présidente Fondatrice se recrute dans la haute société : épouses des personnalités, femmes ministres, ambassadrices, opératrices économiques. Le génie de Chantal Biya a été de fédérer ces femmes d’en haut autour d’un concept social inédit, de réveiller la générosité qui sommeillait en elles, d’associer leurs contributions financières afin  que les aides apportées aux bénéficiaires soient de nature à changer du tout au tout leur vie. En  respect du vieux proverbe africain qui enseigne que « des petits cours d’eaux font des fleuves », la saga humanitaire dure depuis 1995, année de création du Cerac.  Déclarée d’utilité publique, le Cerac comprend : le volet diplomatique qui regroupe les épouses des ambassadeurs et hauts commissaires accrédités au Cameroun. Le volet national comprend les membres du gouvernement et assimilés, les responsables des entreprises publiques et parapubliques, les épouses des membres du gouvernement, les élus du peuple, etc.  Le Cerac couvre tout le territoire national, ses membres se soudent pour prendre en charge les soins des indigents, construire des écoles pour l’éducation de jeunes, offrir des dons aux différents centres hospitaliers et établissements scolaires, etc. L’organisation créée par la Première Dame s’illustre également dans la prévention des catastrophes naturelles, la lutte contre le vih/sida.

Le Cicrb

Le Centre international de référence Chantal Biya pour la recherche sur la prévention et la prise en charge du vih/sida est le nec plus extra de l’engagement de Chantal Biya contre le sida. Il est aussi l’aboutissement des efforts de la Première Dame du Cameroun – Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco. Inauguré le 23 février 2006, le Circb est le résultat d’un immense plaidoyer initié par les Premières Dames d’Afrique, à travers l’Ong Synergies africaines, en direction d’un certain nombre de partenaires: les Gouvernements camerounais et italien, la Fondation mondiale Recherche et Prévention sida, l’Unesco, l’Institut de virologie humaine. Il a pour objectif général la recherche sur la prévention et la prise en charge du vih/sida. Ses missions sont la recherche, la santé publique, les essais cliniques, la formation. Le but de ces missions est non seulement d’améliorer la prise en charge des malades, mais d’apporter un appui aux programmes initiés par le Ministère de la santé. Le Centre est une institution de recherche pluridisciplinaire, à vocation régionale et internationale. Il est implanté à Yaoundé et rattaché au ministère  de la Santé publique. Le Circb a été créé par Arrêté du ministère de la Santé Publique en date du 17 février 2006. Il entend participer à l’élan global de la communauté internationale pour accélérer les connaissances et la qualité des soins et services destinés aux personnes infectées et affectées par la pandémie. Le label Circb est davantage ancré sur son Conseil scientifique présidé par le Pr Luc Montagnier qui regroupe d’éminents professeurs du monde de la médecine, de la science et de la recherche.

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