- POLITIQUE

Présidentielle 2018: Le point sur les 12 recours reçus

 Les 12 recours reçus par le du Conseil constitutionnel en date du jeudi 09 Août 2018 seront  examinés dans les prochains jours, avec plus ou moins de chances pour ces candidats qui y croient jusqu’au bout.  

Avec l’examen des 12 recours reçus cette fin de semaine, le conseil constitutionnel engage l’ultime étape avant les élections. Une étape nécessaire, prévue part le code électoral, visant à tabler juridiquement sur les dossiers rejetés par Elecam. Parmi les requêtes déposées, Celle du président Bertin Kissob de Cameroon Party for Social Justice(CPSJ), qui présente deux problèmes en fait, le rejet de sa candidature, et la convocation du corps électoral le 7 octobre 2018 par le chef de l’Etat.   Il y a aussi  Valentin Egono de l’Union camerounaise pour la démocratie et l’innovation (UCDI), qui demande un réexamen de sa candidature. Il relève « un excès de pouvoir de la part du Conseil électoral».  Le président de l’Union pour le redressement économique du Cameroun (UREC) a également déposé une requête au fin de réexaminer sa cause, il évoque lui-même, l’absence du certificat de versement de cautionnement de 30 millions de Fcfa et l’absence de 300 signatures des personnalités, récoltées dans les dix régions du pays.  Olivier Bilé malheureux candidat à la présidentielle de 2011, président de l’Union pour la fraternité et la prospérité (UPF)  estime aussi que sa cause doit être entendue à nouveau par le Conseil constitutionnel.  Sa candidature a été rejetée pour défaut de présentation du versement de la caution.  Il se dit désormais en possession de la somme d’argent prévue par la loi. Le conseil constitutionnel a aussi reçu deux requêtes formulées par deux présidents différents, mais avec presque les mêmes termes, et le même objectif. Les présidents de l’UREC et Kum Ane Ihims du Bilingual Yaounde political party, demandent une invalidation pure et simple de la candidature de Paul Biya du RDPC, au motif que  « Paul Biya n’est pas Biya Paul comme écrit dans le dossier reçu à Elecam. Une candidature indépendante « investie par Dieu », sera également réxaminée sous les auspices de  Géneviève Amvene qui estime que, « rejeter sa candidature, c’est combattre contre Dieu.» Le révérend Rigobert Gabanmidha a aussi déposé un dossier incomplet. Il manque à son dossier, les 300 signatures requises par le Code électoral. Aussi, il lui manque le reçu de versement de la caution. Il a tout de même introduit un recours qui sera mis en examen. Dernier recours enregistré, celui de sa majesté Ama Aboubakar qui prétend avoir subi une injustice à Elecam Douala  lors du dépôt de sa candidature. Toute chose qui aurait entaché l’aboutissement heureux de sa candidature.

Au total, 12 recours  que devra examiner le conseil constitutionnel, qui doit rendre sa copie dans les 10 jours qui suivent, c’est à dire le 19 Août 2018. Bon à savoir, les décisions rendues par le conseil constitutionnel ne sont pas objet de recours, selon les dispositions de  l’article 136 du Code électoral

ESA

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