- POLITIQUE

Présidentielles camerounaises : Le record de 2011 bientôt atteint

La campagne pour les présidentielles de 2018 est loin d’être lancée, mais l’on observe déjà une grande agitation au sein des Partis politiques.  

Le mois d’avril 2017 semble celui du réveil pour la course au Palais de l’Unité. Les candidatures pour les présidentielles de 2018 se sont alors démultipliées. Rien de formel pour le moment, même si les concernés écument déjà les médias.

Toute déclaration de candidature est sujette au Cameroun, à la réunion de plusieurs conditions d’éligibilité. Il est question de déposer un dossier de candidature auprès d’Elections Cameroon. C’est la structure en charge de l’organisation des différentes élections présidentielles. Plusieurs éléments doivent y figurer. Ce sont notamment des informations personnelles sur le candidat, de même que le reçu de versement de la caution imposée par la loi. La campagne électorale n’étant pas officiellement lancée, les potentiels candidats s’illustrent chacun à sa manière, pour se faire connaitre des futurs électeurs.

Le réseau social facebook est plus utilisé que jamais par les leaders politiques camerounais.  Ils sont déjà au nombre de sept, ceux des camerounais qui y ont fait connaitre leurs ambitions présidentielles. Il s’agit pour la plupart de nouveaux venus dans l’arène politique camerounaise, et donc d’inhabituels des joutes électorales. Cabral Libii Li Ngue, journaliste et consultant politique, est l’un des plus connus. Après le premier tour des présidentielles françaises le 25 avril, il a enflammé les medias sociaux avec l’annonce de sa candidature aux présidentielles camerounaises. La jeunesse du candidat français Emmanuel Macron y aurait été pour beaucoup. Le cas du jeune candidat français aurait eut l’effet d’un catalyseur, faisant naitre des vocations. Les autres candidats déclarés sur facebook sont : Fabien Assigana, Jean Blaise Gwet, Jean Marc Ngoss, Martial Bissog et Nzamekeup Tchuandjio. Antoine de Padoue Ndemanou est ici le seul habitué aux joutes électorales, pour y avoir pris part en 1997.

En attendant les anciens…

Une trentaine de  leaders politiques plus connus, se préparent à faire front dans l’optique du scrutin de 2018. De leur avis aucun parti de l’opposition camerounaise ne peut à lui seul, l’emporter sur le président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Toutefois l’idée d’une candidature unique n’est pas encore au menu de tous les Partis politiques d’opposition. Le Cameroun en compte plus de 200.

 

Une quarantaine de leaders de partis politiques ont déjà montré de l’intérêt pour les prochaines échéances électorales. La liste pourrait s’allonger dans les prochaines semaines, avec l’entrée en lice de candidats habituels des présidentielles camerounaises. Ce sont entre autres : John Fru Ndi (Sdf), Adamou Ndam Njoya (Udc), Maurice Kamto (Mrc), Anicet Ekane, Hubert Kamgang (Upa),  Hernard Ashu Muna (Afp), Esther Dang (Bric), Jean de Dieu Momo (Paddec), Garga Haman Hadji (Add), Jean Jacques Ekindi (Mp). Avec ces derniers, le scrutin de 2018 pourrait au moins égaler celui de 2011 en termes de candidatures.  51 dossiers de candidature avaient alors été enregistrés, avant le rejet par Elections Cameroon de 28 candidats.

                                                                                                                                              ONE

 

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