ECONOMIE

Projets énergétiques : La BAD satisfaite des progrès du Cameroun.

Selon la Bad, la construction récente de nouvelles infrastructures énergétiques devrait améliorer l’accès à l’électricité pour 2,7 millions de Camerounais.

Les nombreuses infrastructures énergétiques en chantier ou achevées au Cameroun font la fierté de notre pays auprès  de la banque africaine de développement. Dans son dernier rapport pays sur le Cameroun (édition 2017), la BAD affiche une réelle satisfaction des projets d’infrastructures énergétiques en cours dans le pays depuis 7 années.

Selon l’institution financière, les barrages et autres centrales construits, permettront au cours de l’année 2018 courante, de permettre l’accès à l’électricité pour 2,7 millions de Camerounais. La plus importante de ces infrastructures construites depuis 2012, dans le cadre du programme des projets structurants lancés par le gouvernement, est le barrage de Lom Pangar, dans la région de l’Est. En attendant la finalisation de son usine de production (30 MW), ce barrage, doté d’une capacité de retenue de 6 milliards de mètres cubes d’eau, permet déjà de régulariser les débits en amont du fleuve Sanaga, qui détient à lui seul 75% du potentiel hydroélectrique du pays. C’est le deuxième barrage sur le continent, derrière la République démocratique du Congo. Cette régularisation des débits, en plus de rendre possible la mise en place d’autres infrastructures énergétiques sur le fleuve Sanaga (la centrale de Nachtigal de 400 MW est en gestation), permet, sans investissements additionnels, d’optimiser la production des centrales de Song Loulou et d’Edéa (les plus importantes du pays actuellement), d’environ 160 MW en période d’étiage, soulignent les experts. A côté de Lom Pangar, le Cameroun devrait bientôt mettre en service les barrages de Memvé’élé (200 MW) et de Mékin (15 MW), tous deux construits dans la région du Sud du pays. Dans les trois régions septentrionales du Cameroun, à côté de la centrale thermique de 10 MW récemment mise en service dans la ville de Maroua, les travaux de construction du barrage de Bini à Warak, d’une capacité de 75 MW, se poursuivent.

A terme, cette infrastructure permettra d’améliorer l’accès à l’électricité dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua, qui abritent à elles seules, le tiers de la population du pays,  jadis alimenté à partir du seul barrage de Lagdo (72 MW), vieux de 35 ans, et en attente de réhabilitation.

Dans ses projections, le Cameroun vise une production nationale de 3 000 MW d’ici à 2020, et son potentiel hydroélectrique estimé à environ 13 000 MW, selon la Banque mondiale.

Serge effa

 

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