INSTITUTIONS

Situation sécuritaire dans le Nord-ouest: Le gouvernement fait le point

Le ministre de la communication, porte- parole du gouvernement était face à la presse ce 28 mai 2018. Au menu des échanges, la situation sécuritaire préoccupante dans la région du Nord- Ouest, prise à partie par des terroristes.

Dans son propos liminaire, le porte- parole du gouvernement est revenu sur l’actualité, dominée par des actes de terreur commis par des bandes armées qui ont investi la région du nord ouest, notamment les localités de Pinyin, Buchi et Menka. C’est dans ces localités que ces bandes ont établi leur base arrière depuis plusieurs mois, à l’effet de saboter les festivités relatives à la célébration de la 46 ème édition de la fête de l’unité nationale. Mettant en pratique leurs desseins de déstabilisation de ces localités,  ces bandes terroristes ont commis de nombreux forfaits.

Enlèvements

Parmi les enlèvements, celui du maire de santa, à qui on extorquera une somme de 300 000 mille francs CFA, avant d’être libéré. L’homme d’affaire Fru Ngu Linus est aussi enlevé et une somme de deux millions est exigée pour sa libération. Heureusement pour lui, une opération des forces de défense viendra à bout de ses assaillants. Le chef de Batazen subira le même sort, ainsi que ses deux filles, violées par leurs agresseurs. On citera dans la foulée, quatre jeunes gens enlevés et relaxés après paiement d’une rançon par leurs parents, deux autres filles enlevées et violées par leurs ravisseurs.

Assassinats et  Attaques des villages

C’est à regret que, dans ces exactions contre les institutions républicaines, que l’on enregistre l’assassinat du commandant de brigade de  Bali, ainsi que de l’un de ses éléments. Entre autres. Plusieurs attaques sont perpétrées par ces bandes armées contre les villages de Akum, Bamock, Batibo, Widikum et Amba, pour ne citer que ceux- là. Dans tous ces villages, les assaillants ont emporté de l’argent, des armes de chasse et des objets de valeur.

Assaut final et Bilan

Pour mettre un terme à cette barbarie orchestrée sur le sol d’un Etat souverain, les forces de défense et les forces de maintien de l’ordre ont lancé un assaut sur cette bande armée qui avait investi un motel. L’attaque est lancée le 25 Mai 2018 et le bilan est lourd : 27 terroristes neutralisés, 05 otages exécutés par les assaillants, un terroriste recueilli, un combattant des FMO blessé. Pour ce qui concerne le matériel récupéré après les opérations, on dénombre 17 armes de guerre, 05 fusils à pompe, 10 armes de chasse, 2000 minutions et une trentaine de tenues.

Surprenant

Le plus surprenant dans cette transformation du Cameroun en un champ de Rodéo est l’ensemble des opinions aux vents contraires qui, sous cape orchestrent et soutiennent la démobilisation. Les faits sur le terrain font clairement état d’un pays souverain, attaqué dans son intimité et sa fierté par des groupes criminels. Les chantres des droits de l’homme et les apôtres du dialogue sont ainsi appelés à répondre à quelques questions, celles de savoir si les victimes assassinées par ces bandes armées n’ont pas aussi des droits, y compris le droit à la vie ? Ces victimes n’ont-elles pas aussi des familles qui souffrent après leur départ ? Enfin, lorsqu’il est question de discuter, avec qui le fait-on ? Un terroriste embusqué dans un buisson, armé, la gâchette au point ? C’est plutôt le lieu de saluer le professionnalisme et la détermination des forces de l’ordre et de défense camerounaises qui sont engagées dans un combat patriote, contre les ennemis de la nation.

ESA

 

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